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A toute vitesse : Les risques dans un monde automobile sans conducteur

Deuxième partie d’une série

Avec les essais routiers de véhicules sans conducteur actuellement en cours à travers l’Amérique du Nord, et le nombre croissant de projets à l’horizon, il n’est pas étonnant que les assureurs de dommages et les experts du secteur discutent de plus en plus de l’évolution du paysage des risques.

Après avoir commencé cette série de blogs par un aperçu de ce qui constitue un véhicule autonome, nous allons maintenant passer en revue les principales technologies disponibles, les différences entre la manière dont les actuels acteurs appliquent ces technologies, et la manière dont l’environnement routier entre en compte dans l’autonomie des véhicules. Chacun de ces éléments façonne le risque dans ce nouveau monde sans conducteur.

Les technologies qui soutiennent les véhicules autonomes

Comme mentionné précédemment, les véhicules capables de réellement rouler sans conducteur présentent une autonomie de niveau 4 ou 5. Pour atteindre ces niveaux, il faut combiner plusieurs technologies qui appartiennent à cinq catégories principales. Examinons chacune d’entre elles.

Les systèmes de contrôle de direction, de accélération et de freinage. Ces systèmes à capteurs et à caméras sont disponibles dès aujourd’hui sur les véhicules de niveau 1 à 3.

La vision par ordinateur combine l’intelligence artificielle (IA), la vidéo et les images digitales pour permettre aux ordinateurs d’interpréter, de comprendre et de réagir aux indices visuels. Lorsqu’elle est appliquée aux véhicules, la vision par ordinateur comprend des caméras et des capteurs à ultrasons, ainsi qu’un radar, un lidar (Light Detection And Ranging), ou les deux. Le lidar est une technologie laser permettant de déterminer la portée, l’angle et la vitesse des objets, tandis que le radar utilise les ondes radio pour accomplir les mêmes tâches. Les véhicules actuels de niveau 2 et 3 utilisent la vision par ordinateur.

Les mathématiques et les statistiques comprennent la fusion de capteurs, la localisation et la génération de trajectoires pour produire les modèles hautement précis de l’environnement d’un véhicule qui sont nécessaires pour un mouvement avant continu et sans à-coups. En plus des capteurs et des caméras dont nous avons parlé précédemment, les informations de localisation sont fournies par l’ajout de technologies telles que le GPS et/ou la cartographie cellulaire.

L’informatique, qui permet de planifier les trajectoires et les comportements. La planification de la trajectoire est un terme de robotique qui permet de déterminer la trajectoire et la vitesse. La planification du comportement consiste à établir les actions ou les manœuvres pour atteindre un objectif de conduite dans diverses situations.

L’intelligence artificielle, pour la reconnaissance en temps réel du trafic, des obstacles et des signaux, ainsi que pour la planification du comportement et la prise de conscience de la situation. En bref, l’IA combine tous les apports, en matière de technologies et de disciplines analytiques mentionnés ci-dessus, tout en ajoutant des capacités d’apprentissage pour approcher, voire dépasser les capacités de prise de décision humaines.

Principales approches de l’objectif « sans conducteur »

Bien que tous les véhicules sans conducteur intègrent les technologies individuelles de chacune des catégories précédentes, la manière dont les constructeurs combinent et proposent ces technologies a une incidence sur les types de risques que vous aurez la possibilité de couvrir.

Le débat en cours dans l’industrie des véhicules autonomes porte notamment sur le lidar ou le no-lidar. Aujourd’hui, l’opinion prédominante est que le lidar est la pierre angulaire d’une vision par ordinateur suffisamment robuste. Cependant, certains affirment que le lidar est inutilement coûteux car une combinaison de caméras, de radars et d’applications logicielles sont suffisants.

La question de savoir si le renoncement au lidar s’avérera plus ou moins risqué dans des conditions de conduite réelles reste une question ouverte, que les assureurs devraient surveiller et évaluer lors de l’élaboration des modèles de souscription.

Concrètement, le débat sur le lidar façonne les quatre approches distinctes que les constructeurs de véhicules autonomes adoptent pour se différencier les uns des autres sur le marché :

  • Véhicules avec lidar. Parmi les entreprises qui construisent des véhicules autonomes à partir de zéro, la plupart utilisent des radars et des lidars. Aurora Innovation, Ford, Cruise (GM), Voyage, et Waymo sont des fabricants notables qui suivent ce modèle.
  • Véhicules sans radar. Actuellement, le seul constructeur de véhicules à poursuivre l’approche sans radar est Tesla.
  • Kits de rechange avec lidar. Pour les bricoleurs, des startups apparaissent avec des kits pour équiper votre véhicule existant. AutoX et TONY (Perrone Robotics) sont des développeurs de premier plan
  • Kits de rechange sans lidar. Comma.ai et Ghost Locomotion sont les fabricants de kits les plus connus qui font le pari du sans lidar.

Impacts environnementaux

L’environnement routier joue également un rôle essentiel dans le développement des options sans conducteur et la formation du risque. Les vieilles villes nord-américaines comme Boston ou Toronto, avec leurs rues étroites et sinueuses et leur signalisation complexe, sont beaucoup plus difficiles à parcourir pour un véhicule autonome que les métropoles plus jeunes comme Houston, avec leur réseau routier prévisible. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des routes rurales soient également moins encombrées.

Une solution à ce défi est le geofencing. En deux mots, cela signifie restreindre les véhicules à une certaine zone, comme les périphériques, où la vitesse est limitée, ou les interdire dans une zone spécifique, comme les zones urbaines particulièrement encombrées. Les options sans conducteur qui nécessitent le geofencing sont considérées comme ayant une autonomie de niveau 4.

Une autre solution consiste pour les municipalités à mettre en place des infrastructures et/ou des réglementations favorables aux véhicules autonomes. Il peut s’agir de balises pour la localisation, l’état des routes et les conditions de circulation à l’avenir, de marquages de voies spécialisés pour une identification facile des routes et des voies ou itinéraires désignés. L’objectif est de réduire l’encombrement et l’imprévisibilité des rues de la ville, en facilitant la navigation d’un véhicule autonome. Moins il y a de variables à gérer, mieux c’est pour l’autonomie.

Bien que certains fabricants de véhicules autonomes limitent leurs produits au niveau 4, comme le fabricant de kits Ghost qui vise la conduite sur autoroute, les entreprises qui développent des véhicules complets s’efforcent de résoudre le problème de l’autonomie au niveau 5. Cela signifie se déplacer partout et anticiper toute éventualité.

Prochaines étapes : Tendances en matière d’adoption et possibilités de couverture

Compte tenu de la diversité des technologies, des approches sans conducteur et des considérations environnementales, vous vous interrogez sans doute sur les possibilités de couverture et les défis auxquels les assureurs sont (et seront) confrontés sur le marché du véhicule autonome.

Nous aborderons chacun de ces sujets dans notre prochain blog, A toute vitesse: Opportunités et défis dans un monde sans conducteur.

Pour revoir les concepts de notre précédent blog, lisez A toute vitesse: L’état des véhicules autonomes et ce que les assureurs doivent savoir

A propos d’EIS

EIS est une société de logiciels d’assurance qui permet aux principaux assureurs d’innover et de fonctionner comme une entreprise technologique : rapide, simple, agile. Fondée en 2008, EIS fournit une plateforme pour l’assurance à grande vitesse. Cette plateforme ouverte et flexible de core systems et de solutions digitales permet aux assureurs d’accélérer et d’étendre l’innovation, de lancer des produits plus rapidement, d’offrir de nouveaux canaux de revenus et de créer des expériences d’assurance que le monde entier va adorer. Et grâce à ses milliers d’API ouvertes, la plateforme donne aux assureurs la liberté de se connecter à un vaste écosystème d’insurtechs et de technologies émergentes. Basée à San Francisco, EIS permet aux assureurs du monde entier d’augmenter leurs primes dans toutes les lignes de business.

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